
Préservé dans son écrin de verdure, Chariez conserve aujourd’hui un riche patrimoine architectural. Le village a pu préserver de belles maisons, témoins de son passé. Des actions de valorisation invitent le visiteur à découvrir cette perle comtoise, Cité de caractère.
Superficie
766 ha
Nombre d'habitants
229
Nom du Maire
Nicolas VIROT
Un peu d'histoire
La culture de la vigne s’est développée sur les coteaux propices de Chariez. Cité dès 1313 dans un recueil détaillant les vignobles du pays de Vesoul, le bourg se distingue par la qualité supérieure de sa production exportée à travers l’Europe. Fin 19éme, le phylloxéra mit un terme à plusieurs siècles de production viticole à Chariez. Aujourd’hui un renouveau du vignoble s’opère par la plantation de parcelles sur le coteau de Gradion par un vigneron provenant du Jura.
Terre d’abondance, le bourg attira les grands personnages et les ordres religieux. La tenue régulière du présidial du bailliage d’Amont (fixé à Vesoul en 1333) et du Parlement de Comté de Bourgogne (fixé à Dole en 1422) témoigne de l’importance de Chariez.
Dès le début du XVème siècle, Marguerite de Bavière, épouse de Jean sans Peur y élit résidence. Outre sa demeure, la dame finança l’implantation d’un couvent des Cordeliers Observantins, projet ralenti par la légitimité contestée du Pape Jean XXIII. L’ensemble bâti des Cordeliers a été détruit à la Révolution française.
La Comté de Bourgogne, terre d’entre-deux coincée entre le Royaume de France et le Saint-Empire Romain Germanique, Chariez connut les vicissitudes de la guerre et des pillages. Le passage des Routiers (1360) puis des Lorrains (1477) suivis des Français reste synonyme de dévastations.
Rattaché au Royaume de France par le Traité de Nimègue (1678), Chariez prend une nouvelle expansion au XVIIIe siècle. L’ancienne église vétuste, située à proximité de l’actuel cimetière fut abandonnée au profit d’une nouvelle construction datant de 1781-1786. Eglise-Halle, caractéristique de la période, les plans sont signés par l’ingénieur des Ponts-et-Chaussées Lingey. Elle abrite aujourd’hui des pièces remarquables dont une Vierge à l’Enfant, œuvre de jeunesse du peintre Jean-Léon Gérôme (1824-1904).
Patrimoine
Fenêtres à meneaux, tourelles d’escaliers, enduits colorés, les amateurs de vieilles pierres reconnaissent un répertoire architectural incontournable à Chariez. La Maison-Forte inscrite à l’ISMH, la maison dite des Jésuites ou encore les fontaine-lavoirs méritent une balade dans le village. Le patrimoine naturel n’est pas en reste, notamment grâce à l’entretien des pelouses sèches accueillant une large variété d’orchidées sauvages.
Pour les amateurs de randonnée, le camp de César offre une halte appréciée. Le panorama s’ouvre sur la plaine de Vesoul avec le lac et la Motte. Cette position surélevée explique son occupation dès le Néolithique.



